vendredi 22 avril 2005
Espagne: le parlement suit
François Brutsch | 23h59 | "gay, gay..." | permalien | rss
La Chambre des députés a approuvé, comme prévu, le projet de loi étendant le mariage aux couples de même sexe.
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vendredi 22 avril 2005
François Brutsch | 23h59 | "gay, gay..." | permalien | rss
La Chambre des députés a approuvé, comme prévu, le projet de loi étendant le mariage aux couples de même sexe.
vendredi 15 avril 2005
François Brutsch | 23h35 | "gay, gay..." | permalien | rss
Il y a longtemps que j'ai renoncé à suivre l'affaire à la trace: j'attends que des tendances plus précises se dégagent des votes populaires, décisions législatives et arrêts judiciaires en cours dans de nombreux Etats (puisque ce sujet n'est pas de la compétence de l'Union et qu'un amendement à la Constitution fédérale pour changer cela est promis à l'échec) dans le combat que se mènent jusqu'auboutistes du mariage gay et adversaires de tout statut pour les partenaires de même sexe. Un mot tout de même pour signaler deux notes d'espoir:
S'il y a un "modèle européen" en la matière, c'est bien le pragmatique statut de partenariat enregistré pour les couples de même sexe qui se généralise depuis son adoption par le Danemark, tel qu'il est soumis au vote du peuple suisse le 5 juin prochain...
COMPLEMENT DU 21.04: C'est fait! La loi du Connectitut a été signée par la gouverneure mercredi 20 avril. Voir aussi ce qu'en dit aujourd'hui Gaypatriot.
vendredi 8 avril 2005
La main à la pâte | 01h35 | "gay, gay..." | permalien | rss
Porté par mes recherches sur les (pauvres) arguments des opposants à la loi sur le partenariat enregistré (pour ceux que la question intéresse, lire ici ma bafouille de ce début de nuit), qui sera soumise au vote du peuple suisse le 5 juin prochain en même temps que les accords de Schengen négociés bilatéralement avec l'Union européenne, je découvre aujourd'hui par hasard un papier mis en ligne il y a un mois par la section valaisanne de l'UDC (l'Union démocratique du centre, mieux appelée en Suisse alémanique Parti du peuple suisse).
L'UDC valaisanne, une section qui compte parmi les dures de l'UDC, s'est en fait contentée de reproduire un article publié sur le site Libertepolitique.com de la Fondation de service politique, laquelle se fixe pour but «d'éclairer les grands débats contemporains à la lumière de l'enseignement de l'Église [catholique, s'entend]».
L'article, qui est une présentation du dernier ouvrage de Thibaud Collin, intitulé Le mariage gay, s'en prend violemment aux avancées des droits des gays en assénant, pour ce qui vaut la peine d'être retenu, un argument d'autorité tarte à la crème: l'ordre symbolique est en danger. Ah, l'ordre symbolique... À chaque fois que les droits des gays sont abordés, on convoque le psychanalyste ou l'anthropologue conservateurs de service qui formulera ses craintes quant au fameux ordre symbolique. Or, ne s'agit-il pas là simplement de la peur face au changement (grâce à laquelle l'UDC vogue de succès en succès), des réticences face à l'inconnu? En résumant à gros traits (ce qui importe peu, puisque je doute que l'électorat visé par l'UDC parvienne même à saisir les grandes orientations du texte...), l'auteur semble estimer qu'il est dangereux de travailler à un nouvel équilibre symbolique : à ses yeux, l'actuel a fait ses preuves depuis des temps immémoriaux et on ne saurait le mettre en péril par le simple fait que des groupes minoritaires (ou opprimés malgré leur plus grande force numérique: voyez les femmes) sont discriminés. On retrouve là l'attitude de l'UDC face aux problèmes de notre temps: faire l'éloge du passé, des valeurs traditionnelles, attiser les craintes et préjugés de la population (à l'endroit des étrangers, en particulier), prôner l'ordre et la répression...
P.-S. : En prévision d'éventuelles réactions, je suis conscient qu'il y a contradiction apparente avec mon billet précédent, qui me montrait sous un jour plus réac. Si je ne suis pas opposé à une évolution salvatrice d'un système linguistique, en l'occurrence celui du français, qui reflète l'hétérocentrisme de la société des siècles précédents (voir le masculin générique), j'estime que pour arriver à un résultat viable, il faut pouvoir proposer un nouveau système qui se tient (on pourrait par exemple imaginer un féminin générique selon le sexe de celui qui prend la plume...), faute de quoi la langue concernée s'effondre, elle et son système mis à mal, pour être remplacée par une autre... L'ordre symbolique patriarcal actuel peut avantageusement être remplacé par un autre. Dans le cas d'une langue, le danger est de la voir simplement disparaître pendant la longue période où elle cherche un nouvel équilibre.