droit/politique - mai 2005 - Un swissroll

Un swissroll

Depuis août 2003, blog-notes de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres...

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mardi 24 mai 2005

Votations du 5 juin

A Genève où je peux enfin voir les affiches de la campagne. Le "oui" au partenariat est unanimiste et gentillet, comme il se doit ;-), l'objet vraiment disputé est l'association à Schengen - Dublin, donc la question du rapport à l'Europe... Deux exemples, en attendant que j'ajoute peut-être au DotClear qui fait tourner ce blog le plugin Gallery qui permet de présenter des séries d'images.

COMPLEMENT DU 28.05: C'est fait!

jeudi 12 mai 2005

Majoritaire ou proportionnelle?

Il y aurait beaucoup de choses à écrire, à la suite des élections britanniques, sur les mérites comparés des systèmes électoraux fondés sur la représentation proportionnelle ou sur la majoritaire, du système parlementaire ou du système de l'équilibre des pouvoirs, et de la capacité respective des différents régimes à décourager ou à encourager l'extrémisme, d'une part, l'innovation de l'autre... Je n'ai malheureusement pas le loisir de développer le sujet comme je le voudrais en ce moment.

La plus cinglante réfutation des habituelles pleurnicheries s'indignant de l'amplification du résultat parlementaire (66 sièges de plus que la majorité absolue) pour le parti arrivé en tête dans le pays (les travaillistes avec 35,2% des suffrages, contre 32,3% pour les conservateurs, 22% pour les libéraux et 12,5% pour les autres), c'est chez Stephen Pollard que je l'ai lue:

  • La dernière fois qu'un parti a obtenu la majorité absolue des suffrages, c'était en 1935; depuis lors, tous les gouvernements qui se sont succédés auraient-ils été illégitimes?
  • Mais ce qui est sûr, c'est que l'effet d'une représentation proportionnelle serait de garantir la présence du troisième parti dans toute coalition d'alternance: or 22% c'est tout de même encore moins majoritaire que 36 à 48...

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samedi 7 mai 2005

L'anglais comme langue officielle de la Suisse?

Je fais aussi bien de reprendre sur ce blog une suggestion que j'ai émise dans un commentaire chez Ludovic Monnerat: adopter en Suisse une langue officielle unique, étrangère, à savoir l'anglais, à côté des quatre langues maternelles nationales que sont l'allemand (le suisse-allemand), le français, l'italien et le romanche.

Référence peut-être à un âge d'or mythique, il me semble que le sentiment est général d'une dégradation de la capacité à travailler ensemble par-delà les frontières linguistiques en Suisse: les Alémaniques ne mettent plus autant d'empressement que par le passé à apprendre le français, les Romands n'ont jamais été enthousiasmés par l'allemand (et le problème est que celui est déjà pratiquement une "langue officielle étrangère" pour les Alémaniques); mais surtout, comme le souligne l'affaire de la nomination par le Conseil fédéral d'un Alémanique, Oswald Sigg, en remplacement de l'italophone Achille Casanova à la Chancellerie fédérale qui est à l'origine du billet de Ludovic Monnerat, ce sont certains usages qui se perdent, un surmoi qui amenait les Alémaniques à constamment prendre en compte les minorités linguistiques qui tend à disparaître. Et, corrélativement, il me semble que les Romands se placent de plus en plus en situation d'assistés à qui tout est dû sans qu'eux-mêmes doivent faire d'effort: le cercle vicieux de ce que j'appelle dans des moments de pessimisme la "belgicisation" de la Suisse est en marche.

Longtemps la Suisse a utilisé des expressions latines, par exemple, pour trouver une désignation identique dans tout le pays (Pro Helvetia, Pro Senectute). On commence néanmoins de généraliser à tout le pays des acronymes spécifiquement germaniques (Suva); le web offre une nouvelle source de difficulté à ce propos pour trouver des noms de domaines ou des structures de site neutres sur le plan linguistique. Or s'il y a un usage à établir, c'est bien que seul l'emploi d'un mot d'une langue minoritaire (idéesuisse pour la télévision) ou étrangère peut être étendu à tout le pays, car il ne suscite pas l'irritation naturelle qui vient de l'emploi de la langue majoritaire.

Il faut surtout ajouter à cette perception épidermique le vrai problème de mauvaise qualité des échanges qu'implique un multilinguisme aussi contrarié; j'ai personnellement vécu cela à deux reprises au sein du PS suisse, où la tendance réformiste s'est cristallisée sur un Manifeste du Gurten puis sur un livre de Rudolf Strahm et Simonetta Sommaruga (elle est aussi Alémanique que je suis Genevois, malgré la consonnance de nos noms respectifs!) auxquels les initiateurs n'ont pas pris la peine d'associer un seul Romand. Si l'on dit que l'Amérique et le Royaume Uni sont "deux nations divisées par une même langue", je ne crois pas, dans un monde caractérisé par le double mouvement de l'individualisation et de la globalisation, que la Suisse puisse se permettre encore longtemps d'être ce pays où l'on peut "vivre ensemble parce que l'on ne se comprend pas".

Dans la vie quotidienne, la solution s'impose toute seule avec la généralisation de l'anglais comme deuxième langue. Il me semble que son utilisation confédérale progresse dans l'économie, dans les universités; qu'en est-il à l'armée (ou au CICR)? Reste à faire le pas pour la vie publique, le débat politique: à quand un vrai quotidien national, en anglais, une vraie radio nationale, en anglais, une vraie télévision nationale, en anglais? Pour terminer par l'usage de l'anglais pour les débats parlementaires et la législation.

On pourrait déjà commencer par des blogs en anglais consacré à des problématiques nationales suisses, avec des contributions d'auteurs des différentes parties du pays... En tout cas je suis encouragé sur cette voie par la découverte d'un site agrégateur de blogs suisses: blog.ch, Swiss blog feed.

Petit rappel. Pour l'Union européenne, j'ai déjà défendu une thèse similaire avec une proposition tout aussi sérieuse mais plus drôle dans son résultat: renoncer à la traduction généralisée par laquelle le Parlement européen incarne véritablement la malédiction de Babel pour se limiter à 3 ou 4 langues officielles (dont l'esperanto, à toutes fins utiles); mais simultanément interdire l'emploi de sa langue maternelle afin que tout le monde soit placé sur pied d'égalité!

vendredi 6 mai 2005

Elections britanniques: pas de répit!

Une caractéristique frappante de la politique britannique, c'est la rapidité. Après l'élection du jeudi 1er mai 1997, Tony Blair est dès le vendredi chargé par la reine de former le gouvernement. Il arrive le jour même à Downing Street et rend publique la liste des principaux ministres dans la soirée. Le Cabinet se réunit le 4 et le 6 Gordon Brown annonce la décision-surprise de donner son indépendance à la Banque centrale.

De même, alors que tous les résultats ne sont pas encore connus, Blair va de l'avant. Et Michael Howard, coupant l'herbe sous les pieds de ceux qui lui demandent de rester leader du parti conservateur, ouvre sans attendre la transition, ne restant que le temps nécessaire à l'adaptation des règles de désignation du futur chef de l'opposition. Breathless, je vous dis!

A part cela, parmi toutes les merveilles que l'on trouve sur le web et en particulier sur BBC News, je signale ce très pratique récapitulatif des résultats détaillés de tous les scrutins depuis 1945, avec pour chacun d'eux des compléments écrits et audio-visuels.

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Elections britanniques: résultat en demi-teinte

Pour une fois, chacun peut légitimement crier victoire (et même la participation a augmenté):

  • Les libéraux démocrates de Charles Kennedy enregistrent une forte progression en voix et surtout en sièges.
  • Après deux défaites cuisantes, les conservateurs sont de retour comme alternative crédible et gagnent quelques dizaines de sièges.
  • Tony Blair et les travaillistes, pour la première fois dans l'histoire de la gauche britannique, remportent un troisième mandat consécutif.

La victoire travailliste est bien sûr tempérée par la perte de près de cinquante élus, qui laisse néanmoins une majorité confortable de 66 sièges: mais ce n'est probablement pas assez pour neutraliser, comme dans le parlement sortant, les votes dissidents occasionels avec l'opposition, et trop pour les dissuader (l'expérience montre que ce sont les majorités parlementaires courtes qui sont les plus disciplinées). L'élection du rouge-vert-brun George Galloway à Bethnal Green and Bow (pour quelque 800 voix!) est une énorme déception, et elle a probablement une implication bien plus profonde et bien plus inquiétante sur les conditions de viabilité de la société multiculturelle qu'est véritablement le Royaume Uni (bien davantage que la France, par exemple).

Le parti conservateur revient de loin (il a, de manière symbolique, récupéré le siège que Stephen Twigg lui avait pris en 1997): menacé d'extinction hors de la seule Angleterre et de vieillir avec ses électeurs, il retrouve une implantation dans toutes les régions de la Grande-Bretagne (L'Irlande du Nord étant, elle, entièrement livrée aux partis locaux) et amène du sang neuf à son groupe parlementaire. Mais il a encore du chemin à faire avant de prétendre retrouver le pouvoir, à la prochaine élection ou à la suivante. Personnellement je trouve que Michael Howard a mené une bonne campagne et, à l'échelle européenne, se situe près de la CDU allemande ou du PP espagnol, et nullement à l'extrême-droite populiste comme on le caricature volontiers ici: ce n'est pas lui qui se laisserait aller des remarques sur "le bruit et l'odeur" des immigrés comme Chirac.

Charles Kennedy a beau proclamer que le Royaume Uni est désormais (?) entré dans l'ère du tripartisme, le succès libéral démocrate me paraît nettement le plus artificiel, sans conséquence durable. La réalité, c'est qu'il a échoué tant à empêcher les conservateurs de progresser nettement en sièges (y compris à ses dépens) qu'à les déstabiliser en "décapitant" les futurs leaders potentiels, de manière à préparer un retour des libéraux démocrates comme deuxième parti et un renvoi des Tories à la troisième place. Le parti a capitalisé un vote protestataire contre l'intervention en Irak d'autant plus facile que (comme Kennedy lui-même se plaisait à le souligner) il était sans risque réel de remplacement du gouvernement travailliste par un gouvernement conservateur. Mais on ne voit pas pourquoi cela se confirmerait à la prochaine élection. Elle se jouera soit sur un véritable affrontement à l'issue incertaine entre travaillistes et conservateurs (auquel cas même les électeurs traditionnels des libéraux démocrates seront tentés de le déserter pour voter utile), soit sur l'approbation du cours donné par un nouveau leader travailliste (Gordon Brown ou un autre), auquel cas les électeurs travaillistes qui ont voulu sanctionner Blair sur l'intervention en Irak n'auront aucune raison de voter libéral démocrate.

Paradoxalement, ce résultat souligne le rôle crucial de la personnalité du premier ministre dans quelques situations historiques, et Blair rejoint Churchill dans cette solitude du leader dépositaire de l'honneur de son pays et de son camp, souvent contre ceux-ci: un Neil Kinnock, un John Smith, un Gordon Brown ou un Jack Straw n'auraient certainement pas fait preuve d'autant de lucidité, de courage et de détermination. Battu en 45, Churchill n'en a pas moins établi sa position de "plus grand Britannique", et d'icône du parti conservateur alors qu'il était fondamentalement un outsider. Réélu en 05, Blair pourrait bien connaître un destin plus tourmenté... Et, à la différence de Churchill face au nazisme, l'Irak n'est qu'un aspect du volet international (défini dès 1999 dans la Doctrine de la communauté internationale, dont d'autres aspects à haut risque d'échec concernent le développement de l'Afrique et la paix israélo-palestinienne) de sa politique, qui comporte deux autres volets contestés: la réhabilitation des valeurs de la gauche (évidemment combattues par la droite) et la modernisation de l'action publique (qui suscite des résistances aussi bien à droite qu'à l'intérieur de la gauche).

COMPLEMENT DE 14H, 19H ET 23H: Les premiers commentaires de Harry's Place, Oliver Kamm et Norman Geras (avec en prime, via ce dernier, un article préélectoral de Christopher Hitchens).

COMPLEMENT DU 07.05: Et pour lire du français, la nuit électorale d'Emmanuel et les notes écossaises et académiques de François Briatte.

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jeudi 5 mai 2005

Elections britanniques: jour J

De retour du bureau de vote (moi je me suis contenté de regarder, évidemment). Dans un sous-sol d'école, l'électeur présente la carte de vote qu'il a reçue à domicile, son nom est biffé du rôle et il reçoit un seul bulletin de vote en trois colonnes: le nom des candidats, le logo du parti s'il y en a un et la case à cocher. Cette opération s'effectue dans une rangée d'isoloirs en contreplaqué à vrai dire sommaires: ni porte ni rideau. L'urne est encore moins cérémonieuse: une boîte noire cabossée.

A l'extérieur du bureau, un militant travailliste et un militant conservateur, dûment encocardés, disposent de leur propre liste de noms à biffer. Cela donne tout son sens au canvassing (porte-à-porte) qui est censé s'être déroulé les jours précédents: le candidat (ou des militants en son nom) vous demande très directement s'il peut compter sur votre vote; si vous répondez positivement, et qu'en fin d'après-midi vous n'avez toujours pas voté, les grands moyens seront déployés pour vous rappeler à votre devoir, en vous conduisant au local s'il le faut. (A vrai dire, rien de tel ne s'est passé chez nous; mais je me fie à un excellent bouquin historico-politico-comique, Things Can Only Get Better, l'éducation politique d'un militant travailliste sous Thatcher, par John O'Farrell.)

Bien sûr tout ce folklore risque de disparaître avec la généralisation du vote par correspondance, qui commence encore modestement avec cette élection mais suscite déjà les plus grandes craintes, comme toute innovation qui dérange une routine. Les risques de fraude sont plus imaginaires que réels, ou plus précisément davantage imputables au laxisme avec lequel est tenu le rôle des électeurs. Pour un Suisse, habitué à l'automatisme du droit de vote fondé sur un suivi bureaucratique minutieux appelé traditionnellement "contrôle de l'habitant", l'idée qu'il faille s'inscrire, puis renouveler régulièrement son droit de vote sous peine de le perdre, écorne sérieusement l'image de la "mère des parlements" et du suffrage universel; mais l'élite politico-médiatique s'indigne toujours à l'idée d'un document d'identité obligatoire qui figure au programme de Blair, et que dans les sondages la population, elle, accepte sans problème. Le véritable impact du vote "hors sol" (par poste ou par Internet), c'est l'étalement et la dissémination qui obligent à changer la manière dont les campagnes électorales se déroulent. Certaines critiques faites au vote par correspondance (comme aussi au vote par Internet) sont cependant loin d'être absurdes: par exemple la pression conformiste que l'on imagine volontiers dans des familles musulmanes traditionnelles. Mais je ne crois pas que le raidissement sur les traditions soit la bonne réponse.

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mercredi 4 mai 2005

Elections britanniques: J - 1

La campagne arrive à son terme, demain on vote de 7h à 22h. Si vous captez BBC World, ne manquez pas le spectacle jeudi soir: outre les projections et débats, l'élément émotionnellement fort est fourni par la proclamation des résultats dans les circonscriptions. Un événement très ritualisé, comme tout ce qui a précédé: en présence des candidats alignés (ministre ou candidats d'un des trois principaux partis comme aussi les habituels travestis et autres indépendants qu'attire une circonsciption médiatique), le responsable du local de vote lit les résultats devant une petite foule de militants et journalistes. En 1992 il y avait eu la défaite surprise de Chris Patten, président du parti conservateur et artisan de la victoire à l'arraché de John Major sur Neil Kinnock. En 1997, la joie du travailliste gay Stephen Twigg battant le ministre conservateur Michael Portillo (voir la vidéo) avait symbolisé le triomphe de New Labour. Cette année aussi fera immanquablement rouler quelques têtes: dans sa tentative de s'imposer à plus long terme comme la vraie opposition, le parti libéral démocrate ne vise pas seulement les travaillistes mais cherche aussi à "décapiter" de futurs leaders potentiels du parti conservateur.

Une circonscription à suivre plus particulièrement est celle de Bethnal Green and Bow, ou la sortante travailliste, Oona King (outre d'être femme, elle est noire et juive) est menacée par George Galloway (un travailliste sortant exclu du parti, qui a préféré ne pas se représenter dans sa circonscription écossaise) au nom d'une coalition rouge-vert-brune d'adversaires de l'intervention en Irak: il tente de s'appuyer sur le fait que la majorité des électeurs de la circonscription sont musulmans. Le Monde en a fait un reportage quelque peu retenu, lisez plutôt les nombreux billets qu'y consacre Harry's Place (et si les trotskystes de tout le pays sont venus soutenir Galloway, Salam Pax, les syndicats irakiens et les blogueurs de la gauche internationaliste font campagne pour King).

Une surprise à l'espagnole est-elle possible? Après tout, Aznar aussi avait un bon bilan économique mais au dernier moment c'est une vague de rejet contre l'intervention en Irak qui l'a emporté. Difficile de dire si un sentiment similaire existe au Royaume Uni (ou si son martèlement médiatique n'est que l'expression d'une "élite" en vase clos). On verra cela surtout au score (en voix plus qu'en sièges) des libéraux démocrates qui ont invité le peuple britannique à faire de cette élection un référendum sur l'intervention. Si Blair devait faire un mauvais résultat là-dessus, il faudra regretter qu'il n'ait pas engagé une contre-offensive revendiquant haut et fort le bien-fondé de l'action pour ramener l'Irak au sein de la communauté internationale. Pour des raisons de cohésion européenne mais aussi de politique intérieure (et déjà pour ne pas casser le parti travailliste), le gouvernement britannique est allé au-delà du raisonnable afin de tenter d'accomoder la France et le Conseil de sécurité, ce qui a conduit à mettre en avant la supposée menace des armes de destruction massive de Saddam par rapport à une explication plus large (dont paradoxalement Bush ne se privait pas); aujourd'hui encore, face à des accusations absurdes sur la prétendue "illégalité" de l'intervention, Blair reste sur la défensive en n'invoquant que sa bonne foi.

Avant le début de la campagne, Harry s'était demandé si les blogs y joueraient un rôle important, comme cela a été le cas pour l'élection présidentielle américaine: tant les prétentions de Kerry à se prévaloir d'un passé militaire glorieux au Vietnam que les faux documents présentés par CBS pour attaquer Bush n'ont été démasqués que grâce aux blogs, les médias traditionnels étant contraints de suivre. Rien de similaire ici, où la pression concurrentielle dans la presse la maintient constamment à l'affût. Ce qui ne veut pas dire que les blogs ne sont pas intéressants et n'apportent pas une plus-value considérable par rapport à la télévision ou à la lecture d'un seul quotidien (quel qu'il soit)!

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