mai 2009 - Un swissroll

Un swissroll

Depuis août 2003, blog-notes de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres...

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche | Aller au blogroll | Identification

jeudi 28 mai 2009

Oxygène vs surréalisme?

Voici deux clips qui m'ont été communiqués dans un contexte chrétien. L'un est qualifié de surréaliste, l'autre d'oxygène.





Et voici la réponse que cela m'a inspiré:

Chère <...>, Permets à ton ami Helvète de, très respectueusement, ne pas partager ton enthousiasme pour le deuxième clip.

Certes, sur la forme, c'est plein d'oxygène, c'est frais, c'est dansant, c'est saturé d'une ironie qui a priori semble faire du bien - mais sur le fond, on ne propose rien de concret, que de se complaire dans la lamentation. C'est destiné à des initié-e-s car il faut connaître le programme de cette formation politique pour se faire opinion et savoir si on veut voter pour eux. D'ailleurs si tout allait bien, les concepteurs de ce clip, qui semblent vivre du malheur généralisé de la planète, seraient désoeuvrés. Encore une fois, aucun programme constructif n'est proposé - à part le slogan autre chose est possible qui ressemble furieusement à celui de l'UMP. A moins que le programme ne soit la révolution, avec les lendemains qu'on sait et qui chantent, certes, comme dans le clip.

Tandis que le clip de l'UMP est tout à fait dans la ligne de ceux qu'ils ont fait précédemment. Des promesses, des déclarations de bonnes intentions. Mais au moins, je me surprends chaque fois à avoir envie d'y croire, et même de voter pour (tout citoyen français que je ne suis pas) car c'est confiant, optimiste, positif. Les publicitaires attitrés de ce parti, au moins en avant des intentions, des lignes d'action, des valeurs (tout juste pas des projets)... et pourtant on sait bien qu'on sera déçu, comme chaque fois.

En tant que chrétien, je sais bien qu'on est appelé parfois à se ranger du côté des prophètes de l'Ancien Testament, qui, au risque de leur vie, interpellaient courageusement les puissants de leur époque (qu'ils fussent religieux ou temporels), qui dénonçaient plein de choses en assortissant leurs discours de toutes sortes de menaces de châtiment et de destruction (et qui, pour certains, vivaient de cette négativité). Mais les chrétiens peuvent aussi se faire encourageants et donner des raisons d'avoir confiance, sans tomber dans la caricature...

Mais, n'étant pas moi-même prophète, comment puis-je risquer ce commentaire sur ce qui se passe dans les campagnes politiques de mes grands voisins?

samedi 23 mai 2009

La Turquie dans l'UE

On veut souvent nous faire croire que la place plus récemment pris par la religion musulmane oblitère les racines profondément européennes de la Turquie (remontant à l'Antiquité grecque), ou qu'il convient de distinguer la "Turquie d'Europe" avec Instanboul de la Turquie anatolienne.

Extrait d'une des dernières chroniques de Matthew Parris dans The Times:

I loved Syria - magical, different - but the place and its people seemed mysterious. Crossing into Turkey (all of us felt this) seemed somehow like coming home. There were road signs; traffic lights that drivers obeyed; you could read the writing; places and faces seemed open to us; women walked alone, bare-headed; shops and houses looked quietly middle class. From the train (small green fields, neat stations, stationmasters with caps and whistles) it could honestly have been Hungary. The Spain where my family arrived in 1974 felt more Third World.

Before writing off Turkey's chances of joining the EU, people struck by what is alien about the country should take stock of what is familiar. Try arriving from the other side. Coming in from Asia, Istanbul feels like Liverpool with mosques.

jeudi 21 mai 2009

Ascension

Bon week-end de l'Ascension - un élément de la foi chrétienne un peu difficile à appréhender pour les modernes. Je crois que cela fait un tout avec la résurrection et Pentecôte, qui participent de la même dynamique, et qui sont trois manières d'exprimer une réalité positive et pleine <porteuse> d'espérance après la crucifixion et la mort.

On a un mouvement symétrique:

– descente ciel | terre
– descente terre | enfer/sous-la-terre
– montée enfer | terre
– montée terre | ciel

Ce qui signifie

  • Christ est Dieu "descendu" se manifester, montrer qui il est (à savoir amour, justice et libération pour y parvenir, et bien d'autres choses) sur la terre (langage imagé, manière de parler).
  • La crucifixion est une descente dans la mort et le néant de l'absence de Dieu, du pourvoyeur de l'être et de la vie.
  • La résurrection est une remontée vers la vie qui se passe sur la terre.
  • L'Ascension est une montée vers Dieu, de qui tout provient, donc, en langage imagé de l'époque, "descend du ciel" comme la pluie descend sur la terre.
  • La Pentecôte est donc la descente de l'esprit de Christ sur les croyants qui sont désormais "équipés" pour assumer à leur tour les fonctions de Christ: témoigner de qui est Dieu: (amour, justice et libération pour y parvenir, et bien d'autres choses)

dimanche 17 mai 2009

Votations populaires du 17 mai

J'ai mis en ligne la traditionnelle galerie des affiches[1] posées à Genève pour cette votation qui comportait deux objets fédéraux et quatre objets (dont le dernier se décomposait en trois questions) propres au canton. Quelques questions chaudes:

  • le remboursement par l'assurance-maladie des médecines complémentaires: plébiscité,
  • le passeport biométrique: majorité acquise de justesse au niveau national, à signaler que dans 16 cantons (dont Genève) sur 26 c'était non,
  • la suppression du jury dans la justice pénale: une question juridico-émotionnelle où, surprise, le peuple a suivi les autorités (plusieurs partis, eux, ont flanché entre le vote parlementaire et le vote populaire) et accepté la réforme,
  • l'école (entre le primaire et la fin de la scolarité obligatoire): là aussi, le peuple a suivi les autorités plutôt que les tenants d'une école plus exigeante / traditionnelle / sélective (selon les inclinations).

La documentation sur les questions fédérales et les résultats pour la Suisse sont ici; pour les questions cantonales et les résultats dans le canton de Genève, c'est là.

Notes

[1] Merci à l'ami Martin pour les photos!

vendredi 15 mai 2009

Chronique d'un scandale annoncé

Depuis dimanche passé, une vague d'antiparlementarisme submerge le Royaume-Uni, la Chambre des communes est paralysée: car lundi le Daily Telegraph a commencé de publier en feuilleton les éléments croustillants d'une compilation de quatre années de notes de frais dont le remboursement a été sollicité par des députés conformément aux dispositions en se fondant sur les dispositions applicables à l'indemnité de résidence à laquelle ils ont droit compte tenu du fait que leur activité est partagée entre Londres et leur circonscription[1].

Ce n'est pas vraiment l'effort et le talent qui sont récompensés: le Telegraph utilise simplement un CD-rom copié ou volé dans les services du Parlement dont les autres quotidiens ont raconté, depuis des semaines, qu'un intermédiaire le proposait à la vente pour 600'000 £. Et il ne fait qu'anticiper de deux mois ce que la Chambre des communes allait rendre public à mi-juillet -- avec un important bonus toutefois: l'accès aux notes de frais elles-mêmes a permis aux journalistes de mettre en évidence des éléments qui sans nul doute ne seraient pas apparus dans un rapport général (situation de couples de parlementaires, ou rapport propriétaire-locataire entre deux élus, et la manière cavalière dont certains députés modifient la qualification de leur résidence)[2].

Cette transparence attendue était, elle, le fruit de la ténacité d'une journaliste du Guardian qui, aujourd'hui dans le supplément G2, raconte son combat commencé en 2004. Utilisant le Freedom of Information Act qui entrait alors en vigueur, elle s'est heurtée à toute les ressources de la procédure invoquées (avec l'argent public, évidemment) par la Chambre des communes pour ne pas donner suite à sa requête. Elle a dû aller successivement devant le préposé indépendant, puis un tribunal pour finir devant la Cour suprême (High Court), qui lui a donné raison le 16 mai 2008. D'abord prévue en automne 2008, la publication des indemnités a encore été repoussée jusqu'à cet été (non sans tentative, dans l'intervalle, de l'éviter en modifiant la loi!).

Pendant tout ce temps, les parlementaires avaient la possibilité de prendre connaissance de leur dossier, voire de le rectifier. C'est dire s'il est difficile de croire à leur bonne foi: face à l'indignation du public (qui tombe dans le populisme), ils sont disqualifiés pour tenter de ramener le scandale à sa juste proportion (après tout, l'indemnité de résidence s'élève au plus à 24'000 £ par an, en sus du salaire de base de 63'000 £ et des autres indemnités auxquels ont droit les élus)[3] [4].

D'autant qu'ils savent ce qui les attend depuis bien plus longtemps. Et avaient parfaitement conscience (c'est l'élément que j'ai trouvé particulièrement significatif) de l'emploi largement abusif qui est fait de l'indemnité de résidence. Car je lis ceci à la date du 1er mai 2002 dans le passionnant Journal d'un député et ex-ministre de Tony Blair A View from the Foothills - The Diaries of Chris Mullin:

Andrew Mckinlay dropped a little bombshell at this afternoon meeting of the parliamentary committee. Apparently, under the Freedom of Information Act, by January 2005 MP's expenses will be subject to public scrutiny, retropectively. Goodness knows what mayhem that will cause. "We are in a jam", said Robin Cook. "Few members have yet tumbled to the juggernaut heading their way." He said he had been advised that we could probably get away with publishing headline figures and it would be desirable to start publishing a year before the deadline so that any fuss would have died down come the general election. It was agreed not to minute the discussion.

Notes

[1] Et le domicile privé, familial, peut être encore à une troisième adresse!

[2] Complément du 19.05: Voir en revanche cette analyse du bénéfice qu'il en retire en terme de vente et de la manière scientifique dont le site est utilisé pour sortir les informations qui seront dans le journal du lendemain de manière à maximiser la caisse de résonance offerte par la radio, la télévision... et les confrères bien obligés de suivre.

[3] C'est un des éléments de la crise: dans le régime parlementaire pur que connaît le Royaume-Uni, le gouvernement, aussi composé de députés, est tout autant compromis; Gordon Brown démontre une fois de plus qu'il manque manifestement des qualités de leadership qui seraient nécessaires (alors que David Cameron a, au contraire, saisi l'occasion de démontrer les siennes en édictant des règles beaucoup plus strictes qu'il a rendues obligatoires pour tous les députés conservateurs, applicables rétroactivement en vue du remboursement du trop perçu); le Speaker de la Chambre des communes est un élément caricatural du problème et seule sa démission rapide pourrait faire évoluer la saga, mais à condition qu'il soit remplacé par une personne ayant le charisme nécessaire; une dissolution dans ces conditions ne ferait qu'accentuer le chaos; il ne reste que la reine... ;-)

[4] Comme il ne faut quand même pas dramatiser et outrance, je signale dans le Times2 d'hier un papier sur les notes de frais des journalistes... Une manière élégante de parer au reproche d'Ann Widdecombe, une formidable députée conservatrice (et catholique) à côté de qui Thatcher est modérée: "I must say having people from the journalist profession passing judgement on anyone's expenses is a bit like having Satan heading a commission on sin."

lundi 4 mai 2009

La Belgique, un modèle pour la Suisse?! Ou: quand le marketing fait perdre la tête aux élites romandes

Dernière màj: mercredi 13 mai

Les états d'âme de la minorité sont pratiquement un "marronnier" de la vie politique des Etats composites. En Suisse c'est reparti en fanfare cette semaine, dans le magazine L'Hebdo et au travers d'un ouvrage de l'intellectuel organique local, François Cherix, titré sans excès d'originalité La question romande. Pas vraiment d'élément déclencheur, comme au temps de la première guerre mondiale la très profonde division linguistique des sympathies pour chacun des deux camps, qui ne s'est nullement retrouvée pour la deuxième; ou comme après l'échec de la participation suisse à l'Espace économique européen (aujourd'hui, tout indique que l'europhilie, toujours forte dans le microcosme, a faibli dans toute la Suisse et aussi parmi les francophones). Pour prendre un vrai sujet brûlant, Alémaniques et Romands ne sont nullement divisés sur la question du secret bancaire: le clivage est politique, pas "ethnique", et c'est bien mieux ainsi.

Non, l'éruption présente est un pur coup médiatique, né du "besoin" de "nourrir le débat", de "faire bouger les choses", comme aiment à dire les agités du "journalisme d'intervention". Car l'organe créé la fonction, parfois: newsmagazine, L'Hebdo ne peut exister qu'à l'échelle de tous les francophones de Suisses, qui vivent principalement dans sept cantons différents (trois d'entre eux institutionnellement bilingues). Pour lui plus encore que pour la Télévision suisse romande et la Radio suisse romande qui assurent le relais de cette opération[1], le marketing de ces institutions supra-cantonales comme l'ego de nos mini-stars exigent que cette population se vive comme "romande", rattachée à un territoire identifié et à des institutions: et voilà comment l'on se retrouve un beau jour avec un gouvernement romand, capitale Payerne! La seule vraie question est de savoir si le quotidien Le Temps va aussi monter dans le bateau ou au contraire jouer la différence[2].

Je suis particulièrement affligé du rôle de François Cherix dans cette affaire: nous étions ensemble dans l'entreprise Vaud - Genève initiée par l'ancien conseiller d'Etat radical vaudois Philippe Pidoux et complétée par l'ancien conseiller d'Etat socialiste genevois Bernard Ziegler. Il s'agissait alors de reconstruire, en partant d'en bas, le fédéralisme suisse (car l'évolution des choses menace d'obsolescence les 26 cantons historiques et favorise l'émergenced'un niveau institutionnel intermédiaire) pour retrouver une Suisse composée d'un nombre réduit d'entités (nombre d'entre elles bilingues) permettant un fédéralisme réel. Et nous étions particulièrement attentifs à éviter toute idée de constitution d'une "région romande", s'identifiant par la langue: car nous n'étions pas dans la posture du minoritaire (la victime n'est pas loin). L'idée n'a certes pas pris du premier coup, mais elle a marqué les esprits et fait son chemin, comme en témoigne encore tout récemment le projet d'un rapprochement entre Neuchâtel, le canton du Jura et le Jura sud.

Pressé, Cherix s'est trouvé de nouveaux amis et abandonne tout cela. Il se raccroche aux valeurs sûres du nationalisme identitaire: c'est la langue qui fonde l'unité, et on ajoute une couche institutionnelle entre la Confédération et les cantons. Dans un révisionnisme digne de Roland Béguelin, il veut d'ailleurs nous faire croire que la Suisse romande est une entité, qu'elle a toujours existé, et qu'elle est opprimée. Alors qu'elle n'est qu'une commodité descriptive: avant leur participation à la Confédération, Genève, Neuchâtel et le Valais n'existaient pratiquement pas l'un pour l'autre alors que chacun d'eux avait des rapports avec d'autres entités devenues confédérées. Même Vaudois et Genevois, pourtant voisins, n'ont pas d'histoire commune alors que chacun d'eux a vécu d'étroites relations avec Berne. Le Jura (qui doit à la Suisse d'exister comme canton) n'a pas une histoire romande, mais bâloise, etc. Les chantres de la Romandie oublient que celle-ci, comme ses succès, n'existent que par la Suisse (l'EPFL, l'Université dont on se regorge, ce sont dans la réalité des institutions fédérales qui ont tout à perdre au repli identitaire, comme l'économie d'ailleurs). Une cristallisation institutionnelle ne peut que provoquer la constitution d'une Suisse alémanique qui, aujourd'hui, n'existe pas davantage mais rassemblerait deux-tiers de la population du pays (comme la Wallonie révèle la Flandre, comme les parlements régionaux d'Irlande du Nord, d'Ecosse et du Pays de Galles provoquent avec toujours plus d'insistance l'émergence embarrassante d'une Angleterre qui finit par s'apercevoir qu'elle paie pour tous les autres et n'a rien à dire chez elle). Le sommet, c'est quand on vient nous présenter comme un modèle un pays au bord de l'éclatement et du rattachement de sa partie problématique et francophone à la France: «En Belgique, la question existentielle de la différence est un sujet; en Suisse, c’est un tabou».

Quand un autre politologue, Pascal Sciarini, déclare à propos du refus de l'Espace économique européen, «la fois où je me suis senti profondément Romand, c’est le 6 décembre 1992; la Suisse romande avait alors un projet, ce qui est la marque d’une véritable identité», il oublie ou omet:

  • l'objet du vote: ce n'était nullement un (lointain) rattachement des Suisses francophones à l'UE, mais bien celui de la Suisse toute entière (et le Liechtenstein a voté oui);
  • les citoyennes et citoyens des cantons francophones qui ont voté non: 5e colonne? traîtres? à "purifier"?
  • les cantons alémaniques qui ont également, et dans les mêmes proportions, votés oui.

Car les vrais clivages sont liés au degré d'urbanisation, au niveau de formation ou à l'orientation politique, et réunissent ou divisent par-delà les langues ou les religions. Mais ils sont plus difficiles à instrumentaliser.

Notes

[1] Complément du 07.05: En fait la genèse de l'histoire est un peu différente: c'est Gilles Marchand, le patron de la Télévision romande (qui conduit par ailleurs, significativement, une technocratique opération de fusion avec la Radio romande) qui a passé commande à Cherix... n'imaginant sans doute pas que l'innocente étude des attentes du "cher public" le conduirait dans des eaux aussi sulfureuses, que L'Hebdo s'est ensuite chargé de faire mousser. De la force centrifuge qui s'exerce quand les préoccupations commerciales font oublier la culture politique et la mission première d'un service public financé par la redevance et au bénéfice de la générosité fédérale due aux minorités.

[2] Complément du 13.05: Voir cet éditorial de Jean-Jacques Roth publié le vendredi 8 mai.

dimanche 3 mai 2009

Churchill et la torture

Un article du Times retrace à son avantage l'origine d'une déclaration d'Obama invoquant Churchill à l'appui de sa position relative aux moyens utilisés par la CIA dans les interrogatoires ("torture"). Plus précisément il s'agit des méthodes mises en oeuvre dans un centre d'interrogatoire secret de la deuxième guerre mondiale dirigé par le colonel Robin Stephens. Quelque 500 espions de 44 pays démasqués grâce au décryptage des messages codés allemands y ont passé. La torture (la violence physique) était prohibée. Mais tous les autres moyens, allant jusqu'au simulacre d'exécution, étaient systématiquement appliqués pour "faire parler" et "retourner" les détenus... (et les récalcitrants étaient bel et bien pendus sans autre forme de procès): c'était bien sûr avant les Conventions de Genève de 1948 et la Convention européenne des droits de l'homme.

Il est significatif que le journaliste du Times donne comme exemple de cette torture prohibée l'arrachage des ongles, une technique qui ne figure pas que je sache dans le fameux manuel de la CIA actualisant aux yeux des juristes de la couronne américains jusqu'où ne pas aller trop loin. Bush, dont on connaît l'admiration pour Churchill, aurait aussi bien pu soutenir n'avoir rien voulu faire d'autre que du Stephens (et il est absurde de faire une violette humaniste de Churchill, pour qui le châtiment corporel était naturel et qui ne cachait pas son sentiment qu'il aurait fallu exécuter sommairement les officiers des camps d'extermination nazis). La question est toujours celle de l'emplacement du curseur: trop loin avec le supplice de la baignoire, mais dans l'autre sens ce sont les fondamentalistes du droit de l'hommisme qui sont dans le déni de réalité en prônant la judiciarisation de la guerre et des services secrets.

Comme la Bible, on peut tout faire dire à Churchill, l'important est de l'avoir avec soi! Ce qui me frappe aussi c'est le parallèle entre la baraka d'Obama ou, en son temps, de Blair (la clarté, l'intelligence, la force de conviction) et la scoumoune de Bush et de Brown (les maladresses, la rigidité, l'inaptitude à s'exprimer). Mais c'est une autre histoire...

Calendrier

« mai 2009 »
lunmarmerjeuvensamdim
123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

FB Google+ Reader

Subscribe to the feed
Or to the daily newsletter

Dernières tranches

Tranches de choix

  • Blogs d'élu-e-s romand-e-s
  • Où sont les blogueuses politiques?
  • Sheila, les mages et moi (Epiphanie + 1)
  • Après la "flat tax", l'impôt "dégressif"
  • Politique: la force d'inertie
  • La politique n'est pas une compétition
  • Tous athées
  • La légèreté délicieuse qui sous-tend la Création
  • Abolir le mariage en faveur d'un PACS+?
  • Après les élections irakiennes
  • Gérontoloftophilie
  • Archaïsme et modernité: polygamie et pouvoir dans la société française
  • Le Cristal-Rouge, vraie fidélité à Henri Dunant
  • Outreau, chronique d'une erreur judiciaire annoncée
  • Mgr Genoud et les gays
  • Alain Finkielkraut et l'intifada des banlieues
  • Typologie du "mariage gay"
  • Fumée dans les lieux publics et Constitution
  • Affaire Plame
  • Genève sur Spree? Pour une grande coalition à la genevoise
  • (Homo)sexualité et polythéisme de nos ancêtres dans la foi
  • Bonnes nouvelles d'Irak (35)
  • Quand un pasteur protestant se fait ordonner prêtre catholique
  • Rocard et le congrès du Mans
  • Le combat de Jacob avec...
  • Saïda vs Tariq
  • Inégalité et pauvreté
  • GB: deux points pour la blogosphère
  • Kouchner comme joker anti-Sarko
  • Excuse et apologie, romantisme et culpabilité
  • Retour sur le "Rainbow Warrior"
  • Lendemain d'attentat
  • "Le rabais britannique doit disparaître" (Tony Blair)
  • Attali et Onfray: laissez-les parler (surtout le premier)
  • L'acquittement de Michael Jackson
  • Le pouvoir est dans la multitude anonyme
  • Quelle Europe?
  • Couples de même sexe: le chemin parcouru
  • Jean-Polémiques
  • Europe: où va la gauche?
  • Démocratie en Irak: la mémoire sélective des adversaires de l'intervention
  • L'Europe après Chirac
  • Elections britanniques: J - 23
  • Institutions européennes: illustration sur les brevets logiciels
  • La religion et ses ennemis
  • Les journalistes, cibles ou "victimes accidentelles" des blogs?
  • Pape impudique
  • 68 enterré ou réincarné?
  • Gays palestiniens
  • Lincoln était donc bi!
  • Le placard doré de Susan Sontag
  • Robert Malley rabat-joie
  • Théologie des désastres naturels
  • Tsunami: solidarité gay?
  • La gauche, la droite et l'intervention en Irak
  • Diables de créationnistes
  • Mariage gay et égalité de traitement
  • BBC News

    • US rescuers comb tornado-hit area
      The rescue effort after the Oklahoma twister that killed 24 people nears an end, as it emerges the storm was more powerful than thought.
    • Afghan interpreters to get UK visas
      Up to 600 Afghan interpreters who worked alongside British troops are set to be given the right to live in the UK, in an apparent climbdown by ministers.
    • 10% of UK wildlife 'endangered'
      A stocktake of UK nature suggests 60% of animal and plant species have declined in the past 50 years - and one in 10 could end up disappearing.
    • Cameron to warn EU summit over tax
      David Cameron is to urge EU leaders to back action against the tax evasion and "aggressive" tax avoidance he says is costing all nations.
    • Iodine lack 'may lower UK baby IQs'
      Mild iodine deficiency during pregnancy could be dimming the intellect of some babies born in the UK, say researchers who studied 1,000 families.
    • Clegg 'won't pull plug' on coalition
      Nick Clegg insists the Liberal Democrats will not "pull the plug" on the coalition government ahead of the next general election.
    • US immigration bill passes hurdle
      A sweeping immigration bill that would offer a chance of citizenship to millions living in the US illegally takes a stride forward in Congress.
    • Fifty-five beaches meet new rules
      Fifty five beaches in England meet tough new EU standards on water quality to achieve Blue Flag awards.
    • 2013 cold start may mean fruit boom
      UK fruit growers could enjoy a much better harvest of apples and pears this year, following the dismal crop in 2012, experts believe.
    • HMRC to miss tax credit fraud target
      The UK tax authority's failure to hit a target of reducing tax credit fraud and error has "cost the taxpayer dear", a committee of MPs says.

    Le Temps

    Domaine Public

    Têtu

    Abonnez-vous