Sac en plastique: un bouc-émissaire et non un symbole
François Brutsch | vendredi 18 juillet 2008 à 23h43 | droit/politique | rss
Au Royaume-Uni, c'est Gordon Brown lui-même qui s'en mêle: il est impératif de réduire voire d'éradiquer l'usage des sacs en en polyéthilène distribués de manière généralisées aux caisses des supermarchés, en les taxant ou en les interdisant[1]. En France je ne doute pas que le Grenelle de l'environnement a trouvé un accord là-dessus. Et en Suisse c'est un parlementaire démocrate-chrétien qui présente une motion sur le sujet[2], et s'indigne au passage dans Le Temps d'un projet d'exporter de l'eau minérale aux Etats-Unis (l'un de ses collègues veut d'ailleurs interdire, tout court, l'eau minérale).
Tout récemment Swissinfo s'est fendu d'un dossier sur les initiatives dans ce sens, en Suisse et à l'étranger. Mais il est un peu court sur la question centrale, finalement: l'impact environnemental réel de ces maudits sacs. Or je me souviens que le FT Weekend Magazine avait, lui, consacré un dossier à cette question précisément (et le plastique en général, pas seulement les sacs): le voici. De quoi désespérer sur nos fixations sur le gimmick qui fait qu'on se sent moralement supérieur, sans considération d'efficacité.
Notes
[1] Au moment où les unes après les autres les enseignes rivalisent de distribution de sacs durables et de campagnes incitatives à les réutiliser, avec un résultat que je trouve notable alors que depuis des années mon calvinisme écologique enrageait de ce que je voyais...
[2] En Suisse cela fait des années que le sac plastique est marginal par rapport aux cabas réutilisables, et en papier, que les supermarchés vendent, mais cela focalise probablement d'autant plus l'attention sur l'hérétique.






Commentaires
1. Le samedi 19 juillet 2008 à 10h32, par zvezdo
2. Le lundi 21 juillet 2008 à 01h59, par Djay
3. Le lundi 21 juillet 2008 à 22h24, par Vonric
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