jeudi 9 août 2007
Le sursis pour (bi) bigamie
François Brutsch | 15h29 | "gay, gay..." | permalien | rss
Huit mois avec sursis et 100 heures de travail d'intérêt général: c'est la peine à laquelle a été condamnée Suzanne Mitchell, 30 ans, mère de 5 enfants et toujours épouse de Charles, pour s'être engagée dans un Civil Partnership avec Caroline Beddows, 24 ans. Revers de l'exotique mépris britannique pour les pièces d'identité et l'Etat trop envahissant[1], les procès en bigamie ne sont pas si rares ici. Les autorités font une rafraîchissante confiance aux déclarations qu'on leur fait car votre parcours de vie n'est enregistré nulle part, mais le mensonge a des conséquences sérieuses.
L'annonce de la peine est la conclusion d'une histoire qui a commencé ici et continué là. Je ne sais si la condamnation pénale entraîne dissolution automatique du premier mariage/partenariat ou du second, ou plus probablement astreinte à régulariser la situation: dans ce cas précis, Suzanne est retournée à son époux et c'est la procédure de dissolution du partenariat, et non le divorce, qui resterait à engager.
Notes
[1] Ils en reviennent (les autorités comme le peuple, même si les élites libérales continuent de s'accrocher à leur nostalgie), et la carte nationale d'identité est en bonne voie d'être introduite.





