dimanche 10 décembre 2006
Mon beau marronnier (du futur), roi des forêts (de minarets)
Guillaume Barry | 09h13 | divers | permalien | rss
Encore quelques années et le sapin de Noël (sa contestation) sera devenu un marronnier. Une espèce qui a commencé par fleurir aux USA, à côté du châtaignier, qui, plus sympathique, fournit les marrons de la dinde. Mais voilà que, comme l'horreur d'une profonde nuit de Halloween, le phénomène s'exporte avec succès dans un monde par ailleurs si anti-américain. Jusqu'à la Suisse. Ici, le sapin n'est pas forcément en cause. Il n'est même pas la pointe d'un iceberg brûlant. Ce sont les chants de circonstance qui restent en travers de certaines gorges, même voilées. Heureusement, cette patate chaude n'effraie pas trop les autorités scolaires qui réagissent avec bon sens sans brader les valeurs laïques. Touteois, celles et ceux qui ont à coeur de transmettre la culture voire la foi chétienne devront être reconnaissants envers les protestataires musulman-e-s. Grâce à la démarche de ces derniers, on redécouvre que les chants vociférés en toute inconscience contiennent des paroles dont ce n'est pas leur mièvrerie qui dérange.
A noter (à rappeler plutôt) que sous nos latitudes, le sapin est régulièrement contesté à l'intérieur des communautés chrétiennes (selon un clivage qui ne recoupe pas les positions (fondamentaliste/orthodoxe/consevateur/libéral) pour être un symbole païen.
Inspiré par cet article du Temps. Dans un article d'opinion de la même édition, qui n'a rien à voir avec le premier, un parallèle est établi entre Marx et Ramadan (Tariq) du point de vue de leur réception, de l'incompréhension à leur encontre. M'interpelle parce que c'est une approche qui a été la mienne à un moment. Le fait que Ramadan n'est pas que celui que l'auteure croit ne fait pas de ses contradicteurs et de ses opposant des gens éclairés et sereins.





