Les policiers musulmans entre objection de conscience et interdiction professionnelle?
François Brutsch | jeudi 5 octobre 2006 à 22h54 | divers | rss
Polémique aujourd'hui, à Londres, à propos d'un agent de police qui a sollicité et obtenu une dispense de tour de garde devant l'ambassade israélienne, en raison du fait qu'il ne sentait "pas à l'aise" dans cette mission: il est musulman, sa femme est libanaise, son père syrien. Si, sur le plan quotidien, il est parfaitement raisonnable entre collègues de trouver des accomodements pour tenir compte de circonstances personnelles, à partir du moment où l'affaire est divulguée c'est la question de principe qui prédomine et il est évidemment inacceptable d'entrer dans une telle logique. Au demeurant, il ne lui était pas demandé de bombarder le Hezbollah, mais bien de protéger une ambassade accréditée et le public londonien qui ne manquerait pas d'être touché en cas d'attentat.
Mais ce qui me frappe davantage, c'est qu'on a au moins échappé à l'inverse, qui aurait été aussi sinon plus scandaleux: que ce soit à l'initiative de ses supérieurs, regardant un agent musulman comme un risque de sécurité pour une mission telle que celle-ci, qu'il ait été muté d'office[1]. Ce qui ne veut pas dire que cette pensée n'a pas effleuré ceux qui ont eu à se prononcer sur la demande...






Commentaires
1. Le vendredi 6 octobre 2006 à 05h36, par Don
2. Le vendredi 6 octobre 2006 à 09h44, par verel
3. Le vendredi 6 octobre 2006 à 09h50, par François Brutsch
4. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11h35, par Heraclite
5. Le vendredi 6 octobre 2006 à 19h50, par Don
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