Génocide arménien: surenchère et effet pervers
François Brutsch | samedi 20 mai 2006 à 22h58 | divers | rss
En France, le PS a donc déposé un projet de loi pour étendre au génocide arménien de 1915 le bénéfice de la loi Gayssot sanctionnant pénalement la négation de l'Holocauste. Ainsi se trouve confirmé le mécanisme de la surenchère, avec son corollaire: une amertume renforcée pour les Arméniens en cas de refus, car "Pourquoi pas nous?".
Le Monde publie l'interview d'un historien turc, Halil Berktay, d'autant plus convaincant qu'il ne met nullement en doute l'existence du génocide, bien au contraire: mais il explique que l'outil juridique, répressif, extérieur de surcroît, est inadéquat alors que l'important est de favoriser un travail de mémoire en Turquie même.
Au-delà du sort du texte du PS, c'est l'ensemble des lois mémorielles qu'il s'agit d'abroger. Ce qui n'empêche nullement de marquer comme il convient la commémoration de faits historiques.
COMPLEMENT DU 22.05 à 23H50: Voir aussi ce billet de Paxatagore.






Commentaires
1. Le dimanche 21 mai 2006 à 15h05, par franck
2. Le dimanche 21 mai 2006 à 16h49, par François Brutsch
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