Posture post-"neocon" de Fukuyama
Guillaume Barry | jeudi 23 février 2006 à 10h55 | sur le front | rss
Le Guardian d'hier publiait un extrait de After the Neocons: America at the Crossroads, qui sera publié le mois prochain chez Profile Books. Dans le titre, le théoricien de la fin de l'Histoire reconnaît qu'il ne peut plus soutenir les néoconservateurs. En sous-titre, il préconise que l'Amérique doit envisager sa politique étrangère comme une compétition pour gagner les coeurs et les esprits. Mais son désaccord porte donc plus sur les moyens (par ex. le fait de parler de "guerre contre le terrorrisme", la surmilitarisation) que sur les buts. L'intérêt de la posture de Fukuyama vient de ce qu'elle ne relève ni de l'anti-impérialisme ni du réalisme égoïste ni du pacifisme. Le plus grand danger serait une victoire de l'antinéoconservatisme, qui selon lui signifierait la perte de valeurs hautement morales comme le souci de ce qui se passe à l'extérieur, le souci de promouvoir la démocratie et la liberté des peuples.






Commentaires
1. Le vendredi 24 février 2006 à 11h00, par Corbu
2. Le samedi 25 février 2006 à 19h06, par Antoine
3. Le samedi 25 février 2006 à 19h21, par François Brutsch
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