samedi 24 décembre 2005
La légèreté délicieuse qui sous-tend la Création
Guillaume Barry | 10h25 | grains de ciel | permalien | rss
Il y a plusieurs manières d'évoquer le mystère de la venue du Fils de Dieu dans le monde. Matthieu et Luc ont inséré dans leurs évangiles des récits sur la naissance de Jésus, qu'ils ont fait entrer en résonance avec l'Ancien Testament, et avant tout avec les prophètes. Matthieu et Luc font intervenir des anges. Marc ne parle pas de la naissance de Jésus. Ses premiers mots sont: "Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus". Une irruption presque brutale de la parole de Dieu présente dans le message de Jésus adulte.
Quant à Jean, il parle aussi de Jésus comme la Parole de Dieu. Mais en plus, il médite, il contemple la double relation que la Parole entretient avec Dieu, d'une part, et qu'elle entretient avec les humains d'autre part. Jean est celui qui a le plus thématisé la notion de Père et de Fils. Innovation absolue dans la pensée théologique? Pas sûr, si on se réfère à un très beau texte poétique de l'Ancien Testament qui met en scène un personnage féminin se présentant comme premier "enfant" du Créateur. Ce personnage fait les délices du Créateur et trouve ses délices parmi les humains.





