vendredi 29 juillet 2005
Ces conflits qui finissent
François Brutsch | 23h56 | divers | permalien | rss
L'IRA abandonne la lutte armée, Israël engage le retrait total des colonies de Gaza occupée: si le premier événement, soigneusement chorégraphié mais se limitant pour le moment au discours, est largement mis en valeur par les médias, il me semble que le second passe injustement inaperçu alors même que les actes ont largement suivi, même si (Chirac vient d'en faire la démonstration) sa réalité et sa signification ne sont plus niées comme lorsque Sharon a annoncé ses intentions.
Dans les deux cas, on peut dire que la décision la plus difficile est venue de l'intérieur, sur la base d'une analyse exempte de tout sentimentalisme, et doit encore s'imposer aux fractions extrémistes inévitables qui n'ont pas intérêt à la paix et à la démocratie: l'aile mafieuse de l'IRA, le fondamentalisme judéophobe, le maximalisme sioniste. Incidemment, les deux situations illustrent aussi la victoire du réalisme politique, fait de prise de compte des différents intérêts en présence, sur l'absolutisme terroriste. Mais enfin, quel chemin parcouru, et quelle acceptation de l'adversaire dans des conflits aux racines si profondes et aux références si exclusives l'une de l'autre! Sharon et Mahmoud Abbas se téléphonent, c'est avec Ian Paisley lui-même (une sorte de Sharon nord-irlandais involontaire, si j'ose) que Gerry Adams et Martin McGuiness devront composer... Ce soir j'ai envie d'y croire.





