samedi 11 juin 2005
La miction était malheureusement possible
Guillaume Barry | 15h32 | divers | permalien | rss
Saviez-vous que Robert Mugabe avait rasé une mosquée? Moi pas, jusqu'à ce que je tombe sur cet article de Marc Steyn dans The Spectator (gratuit mais il faut s'inscrire). Jusqu'à présent, je n'ai trouvé qu'une brève mention dans le Washington Post (mention jugée bien tardive par le blog Mugabe makaipa, qui surveille les atrocités gouvernementales au Zimbabwe depuis cette année). On comprendra donc que Marc Steyn se fasse une joie d'ironiser sur la comparaison entre, d'une part, le silence retentissant donné à cette exaction et, d'autre part, le retentissement donné aux affaires de Coran souillé et autres abominations guantanamantesques.
C'est l'occasion, pour Maître Steyn, de revenir sur ce qui s'est effectivement passé, et de nous instruire, par exemple, sur le processus des plus édifiant qui fait que, à partir d'un stupide incident involontaire (si j'ose le pléonasme), on aboutit à une affaire de torture et d'humiliation qui semble dépasser en abjection les tableaux vivants du mauvais théâtre d'Abu Ghraib. Car tout est parti d'un gardien qui s'est soulagé en plein air, et le vent ayant subitement tourné (on saura maintenant qu'Eole est un mauvais plaisantin islamophobe), une gouttelette est arrrivée là où il ne fallait pas. Au passage, Marc Steyn nous signale qu'aucun détenu n'est mort à Guantamo, que les détenus en ressortent en meilleur état qu'en y arrivant et il nous rappelle (ou nous apprend, pour ce qui me concerne) qu'il y a trois ans et demi, il écrivait déjà qu'à Guantanamo, le personnel médical est plus nombreux que les détenus. Ceci en rapport, bien sûr, avec les vertueuses comparaisons établies par d'aucuns entre ce camp dont le statut légal est, certes, problématique et les goulags.





