Interdire des symboles?
François Brutsch | vendredi 4 février 2005 à 23h54 | gôche | rss
Je n'ai pas voulu bloguer sur l'affaire de la croix gammée arborée par le prince Harry... Mais on reparle maintenant d'étendre à l'ensemble de l'UE l'interdiction des symboles nazis en vigueur en Allemagne. Or (comme d'ailleurs pour les discours racistes ou homophobes -- par opposition aux actes, évidemment) je suis très réservé à l'égard du traitement juridico-administratif du problème: je préfère mille fois une réponse politique, comportementale, psychologique. L'indignation et la réprobation sont plus efficaces et plus pédagogiques si elles restent personnelles plutôt que d'être versées en toute bonne conscience au tout-à-l'Etat.
Ces normes n'apportent rien et me paraissent surtout contreproductives. On en a un exemple dès le lancement du débat: à la judicieuse proposition de parlementaires européens de bannir également le symbole de l'oppression communiste, le commissaire européen (berlusconien!) à la justice vient expliquer benoîtement que c'est très différent: ce que l'on reprocherait au nazisme, c'est le racisme! Je rejoins tout à fait Arthur Chrenkoff là-dessus (qui avait déjà à l'époque fait remarquer qu'Harry n'aurait certainement pas provoqué un tel trouble si son brassard avait été frappé d'une faucille et d'un marteau).






Commentaires
1. Le vendredi 11 février 2005 à 19h04, par ayk
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