Schadenfreude
François Brutsch | mercredi 22 décembre 2004 à 23h55 | sur le front | rss
Le Temps ou Le Monde persistent à se réjouir de chaque difficulté rencontrée par la coalition et le gouvernement intérimaire irakien avec une indifférence glacée et pour les victimes, qui sont d'ailleurs plus souvent irakiennes qu'américaines, et pour les conséquences de l'alternative: veulent-ils vraiment que la coalition se retire?! Seul importe pour eux de compter les points et que la réalité finisse enfin par confirmer les prédictions de désastres (catastrophe sanitaire, exode, guerre civile...) qui ne se sont pas réalisées. Au point d'en perdre de vue le sens commun: ce n'est pas un pouvoir oppressif que l'insurrection combat, mais l'organisation d'élections démocratiques! Même à propos de ces dernières, il est significatif que ces deux journaux cherchent à imposer une grille de lecture communautariste là où ce qui impressionne plutôt, c'est le souci de l'unité nationale, et le pluralisme des listes comme le rapportait Arthur Chrenkoff.
Et le pathos sur l'occupation
du pays n'en finit pas, quand bien même le gouvernement intérimaire et la présence des troupes de la coalition sont dûment appuyés par des résolutions du Conseil de sécurité. L'actualité rappelle que la Bosnie est dirigée depuis près de 10 ans par les gouverneurs étrangers qui s'y succèdent, et que des troupes étrangères y sont actives, mais là point de rhétorique de l'occupation (tout au plus dans Le Monde une suspicion instinctive de la porte-parole officieuse du ministère français des affaires étrangères, Claire Tréan, lorsque le titulaire de la fonction est Britannique). Et il faut rappeler qu'à cette aune la France a été occupée jusqu'à ce qu'en 1967 de Gaulle la libère
des Américains...






Commentaires
1. Le jeudi 23 décembre 2004 à 08h41, par Ludovic Monnerat
2. Le jeudi 23 décembre 2004 à 11h37, par Hugues
3. Le jeudi 23 décembre 2004 à 21h19, par zvezdo
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